En mars 1937,

La Curie romaine de la Compagnie de Jésus approuve la création, à Léopoldville, du Collège Albert Ier. Le Père Mols, fondateur et premier Recteur, obtient un terrain de plus ou moins six hectares, à côté des Dames du Sacré-Cœur (Religieuses du Sacré-Cœur de Jésus), pour y implanter le complexe scolaire, la salle de fête, la bibliothèque, les installations sportives et les résidences des Pères.

Le lundi 4 octobre 1937,

Le Collège ouvre ses portes dans les locaux prêtés par les Dames du Sacré-Cœur. Trois Jésuites (deux prêtres et un scolastique) et un laïc prennent en main les trois premières classes ainsi que toutes les activités scolaires et parascolaires. Ils habitent provisoirement à un kilomètre du Collège. Le calendrier scolaire, l’horaire des cours et le nombre d’heures de cours suivent la législation belge. Le programme des cours est inspiré explicitement par celui du Collège Saint Jean Berchmans de la Compagnie de Jésus à Bruxelles.

Le 8 juillet 1939

Est signée la convention entre la Compagnie de Jésus et le Ministère des colonies, et sont approuvés les plans de construction et la disposition des bâtiments du collège. Il s’agit des bâtiments qui abritent actuellement le cycle long supérieur (3e – 6e ), l’internat et les écoles primaires (1 et 3 actuelles). Le bâtiment de l’EP2 était aussi sur le plan, mais comme salle de jeux et dortoirs des petits internes. Le Collège compte en cette année 135 élèves issus des deux milliers de Blancs que comptait Léopoldville. Il faut signaler que Monseigneur Six a assigné explicitement aux Jésuites le travail apostolique parmi la population de souche européenne.

Le 3 octobre 1940

A lieu l’inauguration officielle des bâtiments du « Collège Albert 1er » en présence des autorités civiles et ecclésiastiques. Les élèves aînés sont en quatrième latine.

En 1941,

La curie romaine de la Compagnie de Jésus autorise et finance l’érection des résidences des Pères (Boboto, Curie provinciale, Maison Saint Ignace et autres), du bâtiment des dortoirs du secondaire et du Centre culturel. Le Collège prend dès lors le visage qu’il va garder jusqu’à nos jours.

En 1945

S’achève la résidence des frères Maristes (l’actuelle maison saint Ignace) qui collaborent avec les Jésuites pour l’enseignement primaire. Les statistiques indiquent en cette année 216 élèves (123 aux primaires et 93 aux humanités).

À l’indépendance,

Il y a 515 élèves en primaire, 227 en gréco-latine, 151 en Modernes-scientifiques, 77 en 6e Latine, 49 en 5e Latine et 20 en Rhétorique. Ces statistiques vont s’accroître d’année en année jusqu’à une certaine stabilité des effectifs à partir des années 1975.

En 1986,

pour faciliter l’administration, le Père Jean-Claude Michel, Délégué du Provincial des Pères Jésuites pour l’Éducation, obtient du Ministère de l’Éducation que l’École Primaire 1 soit scindée en deux. Cela fera trois directions pour l’école primaire Boboto, et renforcera le complexe scolaire Boboto.

Notes :

  • La guerre mondiale a en fait favorisé l’implantation rapide du Collège parce que la communauté de souche européenne ne pouvait plus envoyer ses enfants étudier en Europe.
  • Le Collège a bien résisté à la deuxième guerre mondiale (sous le Père Mols) et aux turbulences (troubles et émeutes) des années de l’indépendance (sous le Père Recteur Cardol).
  • À l’introduction de l’idéologie de l’authenticité dans le pays, le Collège Albert 1er va devenir, sous le Père Recteur Croonemberghs, « Collège Boboto », dénomination que nous connaissons jusqu’à ces jours.
  • Le Collège n’échappera pas à la brume de la nationalisation qui a failli le livrer entre les mains des prédateurs en 1975 (sous le Père Recteur Émile Janssens). C’est dans ce climat que les dortoirs et les salles de jeux des petits internes seront transformés en locaux de classes pour que s’érige la deuxième direction du primaire. Son appartenance à la Compagnie de Jésus contribuera à vite lever l’ancre jetée dans la mer.

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